Histoire de l’église Saint Jean-Baptiste de Libourne

Parmi les nombreuses églises que compte la ville de Libourne, Saint Jean-Baptiste est la plus importante et imposante de toutes.

Ses fondations remontent au IVe siècle, au temps des premiers Chrétiens et la première mention dans les textes apparait en 1134, sous le nom de Saint-Jehan de Fozera. Il s’agit alors d’un petit édifice dépendant du monastère de Saint-Emilion et comprenant une simple nef de 20 mètres de long sur 7 de large.

Au XIIe siècle la nef est portée à 23 mètres et s’élargit avec deux bas cotés.

Au XIIIe et au XIVe siècle, l’édifice prend sa longueur définitive de 53 mètres, des chapelles latérales sont créées, ainsi qu’un voûtement sur les trois travées orientales. La hauteur totale est alors de 11 mètres. C’est à la même période que l’église est dédiée à Saint Jean-Baptiste.

Agrandie dans le style gothique au XIVe siècle puis reprise dans sa forme néogothique au XIXe siècle, on lui adjoint notamment une chapelle de la Vierge et son clocher dont les travaux sont achevés en 1859.

Tous les voûtements, de chaque travée et chapelle, ainsi que ceux du chœur sont en croisée d’ogive avec des clés sculptées ou non, l’ensemble dans un style gothique ou néo-gothique.

Suite à des chutes d’éléments du clocher à la fin des années 1990, le tiers supérieur de la flèche du clocher a été démonté en 2020.

 

Une église protégée par l’Etat

L’église a été Inscrite au titre des Monuments Historiques (ISMH) par arrêté du 9 septembre 1997 comme témoin du mouvement néo-gothique.

Les dons qui ont été faits à St-Jean par le duc Decazes la rendent remarquable, en effet, ancien avocat à Libourne puis ministre de l’Intérieur, Decazes n’a pas oublié la ville de son enfance. Une fois devenu ministre, il fait envoyer des œuvres d’art venant du Louvre. Parmi les tableaux offerts par Decazes, on compte L’œuvre de l’Italien Bartolomeo Manfredi « Jésus chassant les marchands du temple » (1605 – 1609) (reconnue internationalement), Madeleine aux pieds du Christ de Jérôme Prud’homme et Mme de Chantal et saint François de Sales peint par Joseph Suvée en 1807.

Ces tableaux sont classés au titre des Monuments Historiques (CLMH)

Certains de ces tableaux offerts par Decazes ont été transférés au Musée des Beaux-Arts de Libourne, notamment Le Christ chassant les vendeurs du temple de Manfredi.

 

Le trésor de l’église :

la relique de la Sainte-Épine

Le trésor de l’église est une Sainte-Épine de la couronne du Christ, qui fait l’objet d’une dévotion particulière. Authentifiée à plusieurs reprises (XVIIe, XIXe et XXIe siècle) elle est conservée dans l’église depuis 1609.

La Sainte-Épine fait partie des reliques parmi les plus précieuses de la Chrétienté puisqu’elle fait partie des reliques de la Passion du Christ, ces éléments que le Christ a revêtu au jour de sa mort ou qui ont servi à sa crucifixion.